Étude : Épilation définitive par laser à rubis en mode normal

Traduction de l’étude https://jamanetwork.com/journals/jamadermatology/fullarticle/189173

Objectif : Évaluer la permanence de l’épilation par traitement au laser à rubis en mode normal.

 

Méthodes : L’épilation a été mesurée pendant 2 ans après un seul traitement avec des impulsions de laser à rubis en mode normal (694 nm, 270 microsecondes, diamètre de faisceau de 6 mm).

 

Observations : Six zones de test sur les cuisses ou le dos de 13 volontaires ont été exposées à des impulsions laser à rubis en mode normal sur peau rasée ou épilée à la cire.

Les poils terminaux ont été comptés manuellement avant et après l’exposition au laser.

Perte des poils transitoire chez les 13 participants après une exposition au laser.

Deux ans après l’exposition au laser, 4 participants présentaient toujours une perte de poils évidente et significative sur tous les sites traités au laser par rapport aux sites témoins non rasés et épilés à la cire.

Chez 4 participants, il n’y a pas eu de changement significatif dans le nombre de poils 6 mois, 1 an et 2 ans après l’exposition au laser.

Aucune cicatrice et aucun changement pigmentaire permanent n’ont été observés.

 

Conclusions : Une épilation permanente et sans cicatrisation peut être induite par un seul traitement avec des impulsions laser à rubis à haute fluence.

La diminution des follicules pileux terminaux semble expliquer cette réponse.

 

Les poils indésirables sont un problème esthétique et chirurgical dominant. Bien que de nombreuses méthodes d’épilation existent, elles ne sont pas permanentes ou nécessitent plusieurs applications.

Cette étude à donc suivie 13 patients sur 2 ans pour vérifier l’innocuité et l’efficacité du laser comme méthode d’épilation.

Selon les résultats de cette enquête, la perte est effective sur les 6 premiers mois et sur les 7 participants qui ont finalement été suivis pendant 2 ans, 4 n’avaient aucune repousse quand les 3 autres avaient une repousse partielle ou complète, mais avec une diminution significative de la taille de la plupart des poils. Un suivi de 6 mois après une première exposition peut donc être suffisant pour vérifier l’efficacité de la méthode.

Le laser agit donc en brûlant le poil jusqu’au follicule, et la longueur d’onde du laser à rubis de 0,27ms est donc suffisante pour provoquer une brûlure définitive. Cependant, les lasers actuel à 0,3ms sont peut être préférables pour différentes raisons : Meilleur pénétration sous la peau, meilleure conduction thermique, et meilleur refroidissement entre chaque impulsion.

Même si l’action exacte du laser est encore à étudier, il semblerait que brûler les follicules empêche la repousse ou, pour le moins, réduit fortement la taille des poils produits.

Ce qui est important, c’est que l’épilation laser est plus efficace sur les poils rasés que sur les poils épilés, ce qui confirme l’hypothèse que brûler le follicule participe à la brûlure des glandes productrices.

Cependant, suivant les observations de cette étude, il apparaît que seuls 4 patients n’ont eu aucune repousse, et donc que le terme d’épilation définitive est peut-être impropre, et que le terme d’épilation complète serait plus juste.

En conclusion, il semblerait que l’efficacité de la méthode dépende du cycle de croissance du poil. Dans cette étude, les poils résistants étant peut-être alors en phase télogène (fin de croissance) et ceux qui ont disparus en phase de croissance (anagène). La conclusion est que le second traitement doit donc intervenir après un laps de temps suffisant pour que les poils aient repoussés et soit dans la bonne phase pour une efficacité maximum.